Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 20:14

Voyage itinérant en cyclo-camping sur la côte picarde et la côte d'opale, du 22 au 24 septembre 2009.

Mardi 22 septembre :
Je me rends à Abbeville en voiture où je laisse mon véhicule chez Yves, un copain. Après un petit café, je pars à vélo pour rejoindre le chemin de halage du canal de la Somme, qui va jusqu'à St-Valéry-sur-Somme, à 19 km. La piste longe le canal jusqu'au bout. La mise en jambe est agréable. Le temps est doux pour la saison, avec de belles éclaircies. Je croise quelques bateaux de plaisance, qui viennent de la baie. A St-Valéry je fais le tour de la ville, par le port, la jetée de la baie, et le centre ville avant de pique-niquer à la terrasse d'un bistro sur le port. L'instant est agréable. L'après-midi j'emprunte la piste cyclable de 13 km qui fait le tour de la baie, par Noyelles-sur-Mer, Morlay, et le Crotoy. Dans les pâtures qui bordent la baie, de magnifiques boeufs au pelage de bison et aux immenses cornes paissent paisiblement. Plus loin c'est un troupeau de moutons de pré-salé qui patûre dans les Mollières. Avant le Crotoy je bifurque sur l'itinéraire cyclable en direction du port. Le panorama sur la baie est superbe. Le vent est de face, mais il fait très beau. Une pause devant le cimetière des bateaux, et j'arrive au port du Crotoy, toujours très animé. Après une pause café, je reprend la route en longeant la plage, puis la piste cyclable
 en direction de St-Firmin. Cet endroit fait un peu penser à la Camargue, avec ses étendues d'eau et de plaines à perte de vue, une faune et une flore exceptionnelles. Les chevaux "Henson" y vivent en liberté, au milieu d'oiseaux de toutes espèces. Un petit paradis. A St- Firmin j'emprunte une petite route jusqu'à St-Quentin-en-Tourmont, aux portes du Parc ornithologique du Marquenterre, puis j'alterne entre route et piste cyclable jusqu'à Monchaux, Quend-Plage-les-Pins, Fort-Mahon-Plage. Un vent favorable me permet d'atteindre assez vite Conchil -le-Temple puis Waben, et je termine la première étape par le "circuit de la Madelon" à Grofliers et Berk-Plage, avant de faire étape au camping de Merlimont. Cent kilomètres au compteur me suffisent pour cette première journée. Après l'installation du campement, une douche et une bonne bière, je vais dîner au restaurant de la plage à Merlimont, une très bonne maison. A la nuit tombante, je regagne ma tente pour une bonne nuit de repos.


Mercredi 23 septembre :
9h. Je quitte le camping après une bonne nuit d'un sommeil réparateur. Le temps est couvert mais doux. Je prends mon petit déjeuner dans un bistrot de la plage à Merlimont, après quoi je prends la route de Stella-Plage puis le Touquet où j'en profite pour flâner et faire un peu de tourisme. A la sortie du Touquet je suis la départementale jusqu'à Trépied, puis une petite route qui mène à Valencendre et la Calotterie. Je rejoins la vallée de la Canche par la route pittoresque de la Madeleine-s/s-Montreuil avec ses collines verdoyantes et ses troupeaux de moutons, au pied de la citadelle de Montreuil qui domine le site. Sur la place de Montreuil je mange un sandwich  à la terrasse d'un bar , puis je visite la ville qui est très fleurie, avant de redescendre dans la vallée à Neuville, puis Marle-s-Canche, Marenla, et Beaurainville. C'est une route agréable, verdoyante, vallonnée, avec des fermes picardes typiques bien rénovées. A Beaurainville je quitte la vallée de la Canche pour rejoindre Campagne-lès-Hesdin, Gouy-St-André, avant de gravir les collines qui séparent les vallées de la Canche et de l'Authie jusqu' à Douriez, où la frontière entre le Pas-de -Calais et la Somme est délimitée par le fleuve. La petite route verdoyante me mène à Ponches-Estruval, Dompierre-s-Authie. A le Boisle, j'en profite pour faire un ravitaillement dans la seule épicerie ouverte de la région, et poursuis ma route le long de l'Authie jusqu'à Boufflers, Vitz-s-Authie, Willencourt et Auxi-le- Château , terme de ma deuxième étape. Quatre vingt cinq km au compteur. Une belle ballade campagnarde. A Auxi je m'installe au camping municipal, très bien équipé, et visite un peu la ville, et découvre l' hôtel de ville remarquable, le vieux quartier, dominé par une église imposante. Après le dîner dans une brasserie, j'apprécie une bonne nuit de repos méritée.  

Jeudi 24 septembre :

Il est 9h quand je quitte le camping pour aller prendre mon petit déjeuner dans un bar d'Auxi. L'acceuil et l'ambiance sont sympas, comme partout ailleurs dans cette région. Une longue montée me permet d'accèder au village de Maizicourt, puis je quitte la départementale pour emprunter un chemin vicinal jusqu'à Bernâtre, où j'emprunte la voie verte de la Traverse du Ponthieu, qui relie Auxi-le-Château à Abbeville. C'est une piste cyclable également accessible aux randonneurs pédestres et équestres, bien adaptée à la pratique du cyclotourisme. Je découvre avec intérêts l'histoire, la faune, la flore, la vie économique de la région, sur les panneaux d'information qui jalonnent la piste longue de 23 km. J'apprend ainsi que cette voie verte est une ancienne voie ferrée qui reliait Lille au Tréport au siècle dernier. A St-Riquier je quitte la piste pour redécouvrir ce village touristique, où je visite le musée et l'ancienne abbaye. Après m'être restauré à la brasserie de la place, je reprend la route, ou plutôt la piste, jusqu'à Abbeville. La Traverse du Ponthieu se poursuit par "la Ronde de l'Eau", piste qui relie le chemin de halage du canal de la Somme, d'où je suis parti il y deux jours. Le boucle est bouclée. J'apprécie un petit café à la terrasse d'une brasserie du centre ville, avant de récupérer ma voiture et saluer mon copain Yves. 

                                                                                         Roger

Par Un cyclotouriste du monde - Publié dans : 2009
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 23:32

Récit d’un séjour cyclotouristique en Angleterre, dans le cadre du jumelage entre les villes de St-Quentin et Rotherham, du 30 juin au 5 juillet 2009.

 

Introduction :

Après avoir effectué St-Quentin Rotherham à vélo en 2004, nous avons invité les cyclos anglais en 2006 à l’occasion de la randonnée du Tour de France à St-Quentin, et en 2008, pour leur faire découvrir le Tour de l’Aisne et participer au Paris Roubaix cyclo.

En 2009 ils nous invitèrent à leur tour pour découvrir la région du South Yorshire à vélo. Ce que nous acceptâmes, avec le soutient de la mairie de St-Quentin.

Le jeudi 18 juin 2009 eut lieu la réunion de préparation, en présence des sept participants du voyage : Aurélien, Bruno D, Bruno L, Christophe, Denis, Eddy, Roger, de Madame Djamila Maillard conseiller municipal en charge du jumelage, et la presse locale (Le Courrier Picard et L’Union).

 

Déroulement du séjour :

 

Mardi 30 juin :

6h du matin place de l’hôtel de ville : tout le monde est là à l’heure. Nous chargeons les vélos dans le fourgon et les bagages dans l’autre véhicule.

Françoise nous prend en photo devant le puits et la plage aménagée devant l’hôtel de ville. Nous avons pour l’occasion revêtu le t-shirt spécialement floqué pour notre voyage, intitulé « Rotherham Tour ».

L’ambiance est celle des jours heureux. Le temps est au beau.

Deux heures plus tard nous arrivons à Calais. Après un petit déjeuner à la brasserie de la gare, et fait le plein des véhicules, nous nous dirigeons vers le port et l’embarcadère du « ferry », qui va nous emmener en Angleterre. La traversée se déroule bien, car le temps est au beau, la mer calme (et bien bleue). L’instant est agréable : photos, détente, un air de vacances…

A 9h (10h en France) nous débarquons à Douvres (Dover en anglais), au pied des falaises blanches.

Nous prenons l’autoroute M 2 en direction de Londres en roulant à gauche bien sûr. La vitesse est limitée à 70 miles (113 km/h), le trafic important (l’autoroute est gratuite en Angleterre).

A Londres nous empruntons le « London Orbital », (périphérique qui contourne la capitale), et empruntons l’autoroute M 25 par le nord (North) puis la M 1 jusqu’au nord du pays.

Sur une aire d’autoroute, nous pique-niquons et prenons un petit repos.

Nous mettons deux heures de plus que prévu tellement le trafic est important, des bouchons à cause d’un accident ralentissent la circulation. A 18h nous arrivons à Woodall, où nous attendent Richard et Mammood, les cyclos anglais. Les retrouvailles sont agréables (on ne s’est pas vu depuis un an). Comme on a pris du retard sur le programme prévu, nous partons aussitôt pour Maltby, petite ville près de Rotherham, où nous prenons possession de nos chambres à l’auberge qui nous est attribuée. L’enseigne « Full Life Church », indique que l’établissement abrite à la fois une auberge de jeunesse, un service scolaire, de soins pour enfants, et de rencontres spirituelles.

A 19h nous nous rendons à la campagne, où a lieu une course cycliste contre la montre de 20 km. Quatre d’entre nous y participent pour le plaisir, encouragés par les autres qui préfèrent se reposer ou boire une bière au club housse de rugby local. L’un de nos cyclos devra être rapatrié en voiture, après le bris de son cadre. A l’auberge, nous prenons notre premier dîner anglais, « fish and ships » au menu, servi et offert par nos amis cyclos du «  Rotherham Wheeler’s Club ».

La première nuit est bien reposante (nous sommes deux par chambre), malgré la chaleur , plutôt rare à cette saison au nord de l'Angleterre. 


Mercredi 1 juillet:
Après un petit-déjeuner français, nous préparons les vélos. Dave, le présisent du club cyclo, a amené un vélo pour remplacer celui de Christophe, cassé la veille au contre la montre. 9H30, nous partons pour la 1ère randonnée. Il fait beau, nous sommes une dizaine. Après 15 km de route, nous empruntons une voie verte, tracée sur une ancienne voie ferrée. Le site est superbe, avec le viaduc qui enjambe les gorges de Don River (c'est le nom de la rivière). La vue est magnifique, sur Doncastel d'un côté avec la tour d'un château, et les collines verdoyantes de l'autre. Nous découvrons ensuite une région typique, avec des belles maisons bourgeoises, et un superbe château sur lau bord de "Road Silver". La région est vallonnée, les côtes nombreuses. Nous sommes au nord de Rotherham, la région minière. Lors d'un petit arrêt détente au bord d'une mare, Richard nous fait un cours sur la région, comme il le fera
 durant tout le séjour. Les côtes se succèdent. En haut d'une colline, un mine parait encore en activité, avec une grande flamme visible de loin. Nous poursuivons notre chemin par la route "Cycle Route West Yorshire". Un arrêt au panorama nous permet de contempler un payasage authentique. Les fermes de pierres nous rappellent la Bretagne (il faut dire que deux d'entre nous sont bretons). Nous déjeunons à la cafétéria du "Parc de la sculpture et de l'art". Le site est rès touristique et naturel à la fois, avec les moutons qui paissent. Après le repas, sieste, visite, promenade... A 14h, nous reprenons nos montures pour 45 km l'après-midi. Il fait chaud, les premières côtes sont pénibles pour certains. Un éclatement de pneu contraint le groupe à s'arrêter. Dans l'après-midi la fatigue fait que plusieurs vont terminer le parcours en voiture, alors que les plus en forme terminent à vélo, soit 101 km pour la 1ère journée. Après la douche, le dîner au pub nous est offert par nos amis. La nourriture sera excellente  et copieuse tout le séjour, la bière aussi... Après le repas, détente à la terrasse du pub, envahie par les nombreux clients. Nous apprécions beaucoup l'ambiance des pubs, et le mode de vie des anglais.

Jeudi 2 juillet :
Après un breakfast préparé par Eddy, nous partons pour la deuxième rando de la semaine. Huit cyclos anglais nous accompagnent. Le parcours est très vallonné, les petites routes pitoresques. C'est le sud de Rotherham, une région rurale. Il y a beaucoup de randonneurs pédestres, et la région possède un patrimoine de sentiers de randonnée très important. C'est une région de bocage, qui fait un peu penser à l'Avesnois et la Thièrache, avec beaucoup de verdure. Richard, notre guide comme à l'habitude, nous fait un cours touristique et culturel très intéressant. Nous arrivons vers 12h30 à la forêt de Sherwood, célèbre grâce à Robin des bois. Le site est aménagé avec un parc de promenade comportant sentiers, arbres remarquables, parcours nature de découverte. Après une visite à pieds, nous déjeunons à la cafétéria, puis nous rendons à la boutique souvenirs. L'après-midi, la chaleur étouffante dissuadent quelques-uns d'entre nous de remonter sur le vélo. Les autres reprennent le chemin du retour avec, heureusement un vent favorable qui les pousse jusqu'à Maltby. Le soir nous dînons dans un restaurant indien, installé dans une ancienne gare. Le cadre est agréable, le dîner copieux et bien épicé. Nous partageons le repas avec les cyclos du Wheeler
  et quelques unes de leurs épouses venues les accompagner. Après le repas, nous échangeons quelques cadeaux apportés de France pour nos amis, et recevons à notre tour un superbe T-shirt avec la photo du groupe, des bières anglaises des brasseries familiales locales, et un équipement comprenant  le maillot et le cuissard du "Rotherham Wheeler's Club".

Vendredi 3 juillet :
Après une bonne nuit de repos, le lever s' échelonne de 7h30 à 9h. Après un petit-déjeuner pris à l'auberge pour certains, ou au pub pour d'autres, nous chargeons les vélos dans le fourgon, car l'étape du jour se déroule à l'extérieur, à une cinquantaine de km de là, à "Peak District". Le temps est maussade, la température a chuté . Après la traversée de Sheffield, nous arrivons dans les collines de Peak District sous une pluie battante. L'imperméable est de mise. Le paysage est très beau, malgré le mauvais temps. Nous empruntons la piste cyclable sur le pont du barrage qui retient le lac, et descendons dans les gorges dans un décors de montagne, avec un torrent. Ce lieu est un paradis pour les pêcheurs. Une petite route étroite nous fait gravir les collines. Le décors est sublime. Nous descendons jusqu'au village de Hop, lieu touristique fréquenté. C'est un village typique, où nous reviendrons déjeuner le midi. Un col nous attend pour gravir les collines aux pentes ardues. Seuls les vélos et les marcheurs peuvent aller en haut, car la route s'est effrondrée il y a très longtemps, et n'a jamais été reconstruite.
En haut, nous nous rassemblons avant d'entamer une descente vertigineuse (entre 10 et 15%) jusqu'à Hop, où nous dejeunons dans un pub très sympa, pour déguster les patisseries locales aux pommes. Un délice. L'après-midi, la pluie ayant cessé, les plus courageux regagnent à vélo le parking où on a garé les voitures, et les autres, un peu fatigués, feront le parcours en fourgon. Pour la petite histoire, cette région possède plusieurs barrages contigus, dont l'un d'entre eux recouvre au fond des eaux un village entièrement englouti. Il a d'ailleurs servi au tournage d'un film célèbre, où l'on voit les torpilles ricocher sur l'eau avant de détruire le barrage, pendant la seconde guerre mondiale (film inspiré d'un fait réel). Après la rando vélo, nous découvrons cette  région des barrages, une carte postale grandeur nature. Un parc naturel y a été créé, paradis des sports de nature et de randonnée, avec une mise en valeur d'une faune et d'une flore exceptionnelles. Des canards y vivent paisiblement et cohabitent apparamment très bien avec les humains. A l'arrivée à notre auberge, nous rencontrons les coureurs à pieds de St-Quentin, venus disputer une course ce week-end. Les contacts sont sympathiques et amicaux. Le soir, nous dînons dans un pub, comme font beaucoup d'anglais le vendredi. Le self service nous permet de déguster de très bonnes viandes, accompagnées de légumes variés. Le tout accompagné d'une bonne "chope" de bière d' un demi litre. Pour certains, la soirée se terminera en "boîte", pour les autres ... dodo.

Samedi 4 juillet :
Dernière journée de rando vélo. Le groupe étant divisé en deux, un groupe part pour un parcours de 80 km dans la région, et l'autre se contente d'une ballade locale, pour découvrir le site d'une ancienne abbaye, avec une route pavée qui nous rappelle Paris-Roubaix. Ballade à pieds et photos souvenirs ponctuent cette matinée décontractée et conviviale. Le nettoyage des vélos est effectué, ainsi que les courses avant de reprendre la route le lendemain. Nous dégustons notre dernier breakfast le midi au pub voisin. Après la sieste, nous allons à Harworth, où est enterré Tom Simpson, ancien champion cycliste anglais décédé dans le Tour de France 67. Une stèle y est érigée, ainsi qu'un musée qui lui est consacré au club housse du club de Criket local. Après quoi nous allons faire du shopping à Meadowal, le centre commercial le plus grand d'Europe. La dernière soirée, festive, se déroule à la mairie de Rotherham, avec une réception officielle
donnée par le maire de Rotherham et sa délégation,
avec les amis cyclos du Rotherham Wheeler's club, les courreurs à pieds de St-Quentin et de Rotherham. Après un repas très convivial, Monsieur le Maire nous remet des récompenses et des cadeaux, pour terminer cette belle soirée d'adieux. Rendez-vous est pris en 2010 pour une rencontre cyclotouristique en Belgique. Après les au-revoir , nous terminerons la soirée entre nous dans un pub du centre ville, où découvrons comment les jeunes (et moins jeunes) anglais se défoulent en fin de semaine, abusant plus que de raison de la boisson.

Dimanche 5 juillet :
Lever 5h. Départ 6h par l'autoroute jusqu'à Douvres (Dover in English). Traversée en ferry (le temps est très beau). Arrivée à St-Quentin à 16h. Fin d'un beau voyage dans le cadre du jumelage qui lie nos villes respectives de St-Quentin et Rotherham.









Remerciements :

- à Richard Bellamy , Dave Parsons, Mammood Hussein, et tous les autres cyclistes du Rotherham Wheeler's Club, pour leur accueil, leur générosité, leur disponibilité, pour nous avoir fait découvrir leur belle région à vélo, leur culture,

- à Monsieur de Maire de Rotherham et sa délégation, pour l'accueil officiel, leur sincère amitié ,

- à Aurélien, Bruno D, Bruno L, Christophe, Denis, Eddy, Roger , les participants de l'équipe des cyclotouristes de l'ASPTT St-Quentin,                     

- à Madame Djamila Maillard , Conseiller Municipal en charge du jumelage, pour le soutient et l'aide de la mairie de St-Quentin,

- à Vanessa Blandin, du service jumelage et relations internationales de la mairie.


Texte : R.Dehame
Photos : B. Lécuillier, B.Dehame




Par Un cyclotouriste du monde - Publié dans : 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 20:49

Voyage à vélo réalisé le long du Danube, de Budapest à Belgrade du 21 au 28 juin 2009, avec Armand Carpentier, Claude Deguine et Roger Dehame.


Texte : R.Dehame
Photos : A.Carpentier, R.Dehame.  

                                        
                                         Dimanche 21 juin :

Eddy nous transporte à l’aéroport de Beauvais, dans le minibus prêté par l’APEI, partenaire de notre club. Nous décollons à 15h, pour atterrir à Budapest à 17h. Le vol s’est bien passé. Le transfert à l’auberge de jeunesse Marco Polo dans le centre de Budapest se fait dans le minibus qui assure la navette entre l’aéroport et les hôtels.
C’est une très belle ville à l’architecture remarquable, des immeubles et monuments imposants, en pleine rénovation.
Nous nous installons à l’auberge, au 4ème étage dans un grand dortoir comprenant plusieurs box de quatre lits, où nous passerons deux  nuits. Le premier soir est consacré à la visite et la découverte de la ville à pieds, avec le grand pont du Danube, comme sur les cartes postales. Puis nous dégustons une bière sur une place du centre ville. L’accueil est bon, le cafetier parlant un peu français. Un resto typique déniché par Claude dans une cave voûtée nous convient pour dîner. Le repas est excellent, l’ambiance assurée par un orchestre Tzigane. Le dépaysement est total.


Lundi 22 juin :

Il pleut ! Nous remontons les vélos, emballés dans les housses de transport pour l’avion, puis nous partons à pieds découvrir la ville : la cathédrale, la place du parlement, et les bords du Danube, majestueux. Nous nous abritons dans une pizzeria pour déjeuner, et en profitons pour écrire des cartes postales, le temps que la pluie cesse. L’après-midi nous partons à vélo pour découvrir un peu plus la ville. Budapest nous dévoile ses joyaux. Nous repérons les lieux où sont prévus les rassemblements du groupe (1) avant le départ : l'île Margit, la place du parlement, où nous viendrons demain matin au départ. Le soir, la pluie n’ayant pas cessé, nous dînons au coin de notre rue, au restaurant le plus proche. La cuisine est excellente.

 

Mardi 23 juin :

Lever 6h. Nous partons à vélo, sous la pluie jusqu’à la place du parlement. Les organisateurs sont présents. Nous pointons sur la feuille de présence, et faisons connaissance des quelques cyclos français présents, dont Michel Bonduelle, un journaliste spécialisé dans le tourisme et les voies vertes, avec qui nous partagerons pas mal de moments du voyage. Vers 8h30 le groupe des deux cents cyclos venus de toute l’Europe posent pour la photo souvenir sur les marches du parlement de Hongrie. Puis c’est le départ du peloton pour un départ fictif, le temps de traverser la ville jusqu’au parc Héros à l’autre bout de la ville. Là nous laissons les vélos qui vont voyager en camion jusqu’à Solt, lieu de départ réel du voyage à vélo. Nous effectuons la liaison en car jusqu’à la ferme équestre tzigane près de Solt. L’accueil est sympathique, avec des cavaliers en tenue locale qui escortent les autocars. C’est un genre de ranch à la hongroise, avec des attelages de chevaux et de bœufs, des femmes en tenues aux couleurs locales. Nous déjeunons à la terrasse du ranch.
Un spectacle de voltige et d’attelage nous est offert. L’orchestre joue de la musique tzigane. Le dépaysement est total, et le beau temps est revenu. L’après-midi nous partons à vélo pour la première étape en direction de Kalocsa à 50 km. L’itinéraire est pittoresque : petites routes, pistes cyclables, chemins sur la digue qui borde le Danube, et sous le soleil en prime. En cours d’après-midi, nous faisons un arrêt dans le parc national hongrois du Drava–Danube. Un gîte nous est présenté par la gérante, puis nous repartons jusqu’à Harta, où le maire du village nous vante sa commune, après un copieux ravitaillement offert par l’organisation.
Il fait très beau, et nous repartons jusque Kalocsa, une très belle ville à l’architecture typique. Beaucoup de nids de cigognes perchent en haut des pylônes. Nous sommes hébergés au Kollegium, un internat rustique mais confortable dans un lycée. Le dîner nous est servi sous chapiteau dans un hôtel luxueux de la ville. Une très belle soirée, où nous sympathisons avec d’autres cyclos d’Europe, dans une ambiance conviviale initiée par les sympathiques guides de l’organisation.

 
Mercredi 24 juin :
 

Après le petit-déjeuner dans l’immense réfectoire du Kollegium, nous prenons notre panier repas du midi, chacun transportant son ravitaillement et ses bagages, et nous partons pour la deuxième étape, 90 km de Kalocsa à Mohacs, via Baja. Trois groupes sont formés : un rapide, un moyen (middle), un lent. Nous choisissons le groupe middle (allure moyenne), car nous voulons prendre le temps de regarder le paysage, faire des photos, sans trop nous fatiguer.
Il fait très beau. Le parcours est sûrement l’un des plus beaux du voyage, avec beaucoup de pistes cyclables (nous sommes sur un tronçon de l’ « Euro Vélo 6 » qui va de St-Nazaire à la mer noire), sur la digue du Danube. Nous sympathisons en cours de route avec des cyclos de tous horizons, espagnols, anglais, français, turcs… Avant Baja nous visitons la salle des machines des impressionantes turbines du barage qui régule le débit du fleuve. Il fait très chaud au moment du pique-nique. Après une petite sieste réparatrice pour certains, nous reprenons la route jusqu’à Baja, où un lunch nous est servi en plein air dans un restaurant typique local (Baja est réputée pour les spécialités de poissons et pour la Paprika). Après le discours de bienvenue d'une une élue locale, et la prestation d' un groupe de chanteurs et danseurs traditionnels, nous poursuivons la route jusqu’à Mohacs, terme de l’étape, où nous traversons le Danube en bac. Le site est magnifique. Mohacs est une ville touristique et historique, célèbre pour ses batailles de 1526 et 1687. Nous sommes hébergés à la pension Pégasus, dans un gîte équestre, et dînons à la terrasse d’un restaurant panoramique sur le toit d’un hôtel qui surplombe la vallée du Danube. Un orchestre de musique locale assure l’animation de cette belle soirée.

 

Jeudi 25 juin :
Il pleut, pour cette troisième étape longue de 75 km, de Mohacs à Osijek en Croatie. Nous passons la frontière croate à Udvar. La pluie s'est arrêtée. Le décors change. Nous empruntons essentiellement des routes, et moins de pistes. L'habitat est quelque peu différent de la Hongrie. Les habitants sont accueillants et nous encouragent au passage. Dans le parc naturel de Kopacki, la plus grande réserve zoologique et ornithologique d'Europe, au confluent du Danube et du Drava. Nous pique-niquons au restaurant le Kormoran, dans un village pittoresque de viticulteurs avec des routes pavées, comme Paris-Roubaix. De nouveaux guides, croates, nous accompagnent , et nous arrivons à Osijek en traversant le pont piétonnier qui enjambe le Danube. Ensuite nous sommes escortés par la police jusqu'à l'hôtel. La ville est contrastée : la ville ancienne avec sa superbe place principale pavée, la citadelle baroque du XVIII , la promenade le long du Drave, et la ville récente avec une architecture beaucoup plus simple, rappelant l'époque soviétique. Une bonne omelette dans une auberge de la vielle ville nous redonne des forces, avant un bon repos à l'hôtel.
 

Vendredi 26 juin :
Avant dernière étape, de Osijek à Novi Sad, 50 km via Vukovar. Le temps est mitigé, avec alternance de nuages et d'éclaircies, mais avec un vent favorable. Une longue ligne droite nous mènent à Vukovar, un des deux grands rendez-vous de ce voyage avec Belgrade. Rendez-vous symbolique tout d'abord car c'est une ville martyr de la guerre de Yougoslavie, et rendez-vous festif car une fête y sera organisée à l'occasion de notre venue, placée sous le signe de la paix et de l'amitié entre les peuples. La ville a encore les traces de la période tragique de cette guerre qui eu lieu ici il y a une quinzaine d'années. Cinq mille de ses habitants ont été massacrés durant l'épuration ethnique la plus importante en Europe depuis la Shoa. Un chapiteau est dressé sur la place. Dès notre arrivée, une animation se met en place, avec des chansons, des chorales d'enfants, des groupes folkloriques de danse et majorettes. Ils ont mis le paquet pour nous, et l'ambiance est contagieuse car les cyclos se mettent à danser au son de la musique tzigane entraînante. Le fête se termine par une grande farandole réunissant tous les cyclos d'Europe et les habitants. Une réussite pour les organisateurs qui paraissent très satisfaits. Un grand buffet dressé pour nous permet de nous restaurer. Après quoi nous visitons la ville à pieds, avant un rassemblement au pied du mémorial sur les bord du Danube, dans un décors magnifique avec des bateaux de croisière qui donnent envie d'embarquer. Après ce moment important nous chargeons les vélos dans les camions, et prenons la route...en bus , direction la Serbie, troisième pays à découvrir pendant ce voyage. Nous passons la frontière à Ilok, où nous devons "poireauter" plus d'une heure à cause d'un problème de passeport d'un participant du groupe, et arrivons à Novi Sade où nous ferons étape dans un immense hôtel réservé aux groupes de sportifs.

Samedi 27 juin :

Dernière étape de Novi Sade à Belgrade. Nous partons à vélo en seul groupe (un peloton de deux cents cyclos) jusqu'à Smremski Karlovci, ville touristique que nous visitons à pieds. Après le pique-nique nous embarquons dans le train qui va nous emmener à Belgrade. C'est un train d'une autre époque, avec des wagons avec un intérieur en bois, comme au temps des Tsars. La fin du voyage se fait sentir, aussi un groupe de cyclos a décidé de faire la fête avant l'heure dans le wagon restaurant, en chantant, dansant, buvant..., sacrée ambiance ! A l'entrée de Belgrade nous découvrons par la vitre du train un grand bidonville où vivent  tant bien que mal de pauvres gens qui s'entassent sous des tôles et des bâches, les pieds dans la boue après l'orage... En sortant de la gare nous enfourchons nos vélos pour gravir une grande avenue très pentue qui nous mène à l'hôtel, où arrivent en même temps les deux cents autres cyclos partis de Bucarest en Roumanie. Cela fait donc quatre cents cyclos de toute l'Europe qui logent dans le même hôtel. Après avoir pris possession des chambres, le peloton des quatre cents cyclos, tous portant un t-shirt orange "Danube By Bike Tour", entame une traversée de la ville  en passant par la forteresse de Kalemegdan qui surplombe le confluent du Sava et du Danube. La vue est superbe. Nous faisons un arrêt face à l'ambassade de France et faisons connaissance avec l'ambassadeur, qui enfourche son vélo et nous accompagne pour finir le parcours. La traversée du grand pont du Danube avec quatre cents vélos est des plus impressionnantes. L'ambiance est détendue, après un voyage en groupe de cyclos de toutes nationalités d'Europe. Ensuite la fête se termine par un spectacle donné sur les bords du Danube pour tous les participants, dans un immense parc, avec barbecue, danses, musique, jusqu'à 22h. Après quoi nous rentrons à vélo à notre hôtel pour une dernière nuit de repos pour ce voyage dans les Balkans qui nous laissera de merveilleux souvenirs.


Dimanche 28 juin : 
Lever à 5h. Nous prenons le taxi qui nous emmène à l'aéroport de Belgrade, pour un décollage à 9h avant d'arriver à Roissy à midi. Nous retrouvons Eddy, venu nous chercher, et arrivons à St-Quentin à 14h. Fin du voyage.


(1)
Ce voyage était proposé par la Commission européenne et la Fédération européenne des cyclistes.

Par Un cyclotouriste du monde - Publié dans : 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 10:45

Madi 20 octobre 2009. 

                                                                         
Circuit au départ de Montcornet dans l'Aisne.
 
A la gare de Montcornet, j'emprunte la voie verte aménagée sur l’ancienne voie ferrée Laon-Charleville. C’est une piste cyclable également ouverte aux marcheurs et cavaliers, avec un revêtement stabilisé adapté aux vélos de randonnée.


Ce havre de paix permet de découvrir une nature authentique, sur les bords de la Serre entre Montcornet et Résigny. Des aires de pique-nique y sont aménagées, ainsi que des panneaux d’information sur la nature, la faune, la flore, la chasse, l’histoire de la région…très intéressant !

Il fait frais, mais le temps est ensoleillé et on est abrité du vent de Sud-Est grâce aux arbres.

 

Le long du parcours, on peut varier son itinéraire à son gré, grâce aux circuits balisés des villages jalonnant la voie verte : Vincy-Reuil, Ste Geneviève, Chéry-lès-Rozoy, Rouvroy-sur-Serre, Grandrieux, afin de découvrir la vie locale et l' habitat traditionnel des « Demeures de Thiérache ».

 
Après la voie verte du Val de Serre, je poursuis ma ballade par les petites routes du circuit des églises fortifiées : Résigny aux portes des Ardennes, Grandrieux, Parfondeval classé parmi les « plus beaux villages de France », Archon et son manoir en briques rouges, Rozoy-sur-Serre, et retour à Montcornet par la voie verte du Val de Serre, avec le vent dans le dos.

 

Circuit de 57 km au total, dont 31 km sur la voie verte du Val de Serre et les circuits balisés.

                                                                                                                                                                                                                                                                        
Roger 

 

 

Par Roger DEHAME - Publié dans : 2009
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